Présentation

Parents d’un enfant atteint par la Sclérose Tubéreuse de Bourneville (STB), nous avons souhaité rassembler des informations pratiques et accessibles à tous. L’expérience prouve que les familles sont souvent démunies face à cette maladie rare dont les expressions et l’évolution demeurent très différentes d’un individu à l’autre.

Nous espérons que ce site pourra vous apporter un réel soutien par le partage d’informations constamment réactualisées, d’adresses ou d’astuces destinées à faciliter votre quotidien ou vous faire gagner du temps.

Les informations contenues dans ce site et l’accès au forum sont proposés gracieusement afin de favoriser la communication relative à la Sclérose Tubéreuse de Bourneville (STB), au traitement de la maladie, et permettre le partage d’expérience entre familles ou patients.

Surtout, ne restez pas isolés face à la maladie et n’hésitez pas à poster vos commentaires sur le forum. Les informations recueillies seront utiles à tous, que vous soyez directement ou indirectement concernés par la STB. Patient (enfant, adolescent, adulte), ou proche (parent, sœur ou frère), vous pouvez vous exprimer et témoigner de votre expérience. Tous les domaines du quotidien peuvent être abordés : la santé, le travail, l’école, les loisirs, la vie sociale…

Toutes les initiatives individuelles, même petites, mises bout à bout, peuvent améliorer la compréhension de la Sclérose Tubéreuse de Bourneville et permettre de mieux la maîtriser.

Par définition, ce site est perfectible et peut bénéficier de vos commentaires et de vos expériences. N’hésitez pas à nous contacter par le forum, ou par mail à l’adresse suivante:

contact@sclerose-tubereuse.com

 

 

Que faire à l’annonce du diagnostic ?

Comment réagir à l’annonce du diagnostic de la maladie ?

Dès l’annonce du diagnostic, il est primordial de mettre en place un suivi médical en milieu hospitalier pour une prise en charge optimale de la maladie. Selon l’expression de la maladie (épilepsie, retard de développement, problèmes cutanés, atteinte des reins…), vous serez amenés à fréquenter un ou plusieurs services spécialisés. 

Nous vous recommandons de prendre rendez vous pour une consultation, puis un suivi, dans un Centre de Référence Sclérose Tubéreuse de Bourneville (voir ici carte et coordonnées des Centres STB en France).

Qui contacter ?

Parallèlement, vous pouvez vous rapprocher des associations de patients en France ou à l’étranger. Il existe une association de patients en France l’ASTB (Association Sclérose Tubéreuse de Bourneville) avec de multiples relais régionaux. De nombreuses associations de patients sont également présentes en Europe (par exemple au Royaume-Uni, en Italie, ou aux Etats-Unis…). Elles contribuent à informer sur la Sclérose Tubéreuse et à faire progresser la prise en charge de la maladie ou les programmes de recherche. 

Afin d’aider les familles à l’annonce de la maladie, une prise en charge psychologique est conseillée, mais seuls les parents peuvent la décider. 

Que vous soyez personnellement concerné par le diagnostic ou parent d’un enfant atteint, sachez que vous n’êtes pas seul. Nous pouvons tous bénéficier de l’expérience d’autres familles et créer entre nous une communication solidaire.

La STB: une maladie rare ?

La Sclérose Tubéreuse de Bourneville est une maladie génétique de distribution généralement aléatoire pour laquelle l’âge parental n’est pas mis en cause.

C’est une maladie rare, mais elle n’est pas exceptionnelle car sa fréquence est environ d’1 cas pour 6,000 naissances. Près de 10.000 personnes sont atteintes par la maladie en France et probablement plus d’un million dans le monde. La STB est une des maladies rares parmi les plus répandues. A titre purement informatif, la prévalence (nombre de patients) de la mucoviscidose ou de l’hémophilie est presque deux fois inférieure à celle de la STB.

La Sclérose Tubéreuse demeure très peu connue du grand public et, hélas, bien souvent du corps médical. Ce déficit de notoriété est probablement dû à sa complexité et sa diversité d’expression, mais aussi, à son manque d’exposition médiatique. La Sclérose Tubéreuse de Bourneville reste une maladie aux mécanismes complexes dont les symptômes varient selon les individus et leur âge.

Certains patients faiblement affectés vivent une vie quasi normale; d’autres plus lourdement touchés auront besoin de tout le soutien affectif de leur famille pour développer au mieux leurs capacités. C’est pourquoi, chaque individu atteint de la STB a sa propre histoire et trajectoire de vie.

Les symptômes

Qu’est ce que la Sclérose Tubéreuse de Bourneville ?

La Sclérose Tubéreuse de Bourneville est une maladie génétique, d’origine familiale ou issue d’une mutation génétique de novo. On estime que 70% des cas de Sclérose Tubéreuse sont dus à des mutations nouvelles.

Cette maladie fait partie d’un groupe de maladies, les phacomatoses, ou encore les neuro-ectodermoses ou les syndromes neuro-cutanés. Elle se caractérise par des tumeurs bénignes qui peuvent toucher différents organes (le cerveau, les reins et la peau notamment; le cœur, les yeux, les poumons moins fréquemment).

Pourquoi il y a-t-il des micro-tumeurs au niveau des organes ?

L’anomalie génétique de la Sclérose Tubéreuse de Bourneville résulte en une traduction anormale des signaux au niveau cellulaire qui produit une réaction en chaîne. Ces signaux mal compris provoquent une multiplication erratique des cellules et des vaisseaux, et une réaction inflammatoire, qui de manière répétée, se transforme en lésion définitive et fibrosante.

Mécanisme de la Sclérose Tubéreuse de Bourneville

Mécanisme de la Sclérose Tubéreuse de Bourneville

Des études récentes, réalisées en laboratoire, ont montré que certaines réactions fibrosantes pourraient être réversibles. Ce constat laisse de l’espoir quant aux futures avancées médicales (voir la rubrique « Traitements et recherche médicale » sur ce site).

Quels sont les symptômes de la STB ?

La Sclérose Tubéreuse engendre des symptômes et des manifestations très variables d’un patient à un autre. Certains ne seront que très faiblement atteints, d’autres plus sévèrement. Les patients peuvent présenter un ou plusieurs symptômes en fonction de leur âge ou de l’évolution de la maladie.

La Sclérose Tubéreuse a une forte pénétrance, c’est à dire que la quasi-totalité des personnes atteintes présentent au moins un symptôme, mais avec une expressivité très variable.

L’épilepsie

Selon la littérature scientifique, 60 à 90% des malades STB seront confrontés à l’épilepsie au cours de leur vie.

L’entrée dans la maladie se manifeste généralement par des spasmes infantiles. Le regard se fige, les yeux se révulsent, l’enfant peut présenter des spasmes en flexion. Ces crises passent parfois inaperçues puis deviennent plus fréquentes et s’intensifient. Nous vous conseillons de réagir au plus vite. Ce n’est pas anodin, il faut consulter et soigner au plus vite pour éviter un retard mental. Au besoin, n’hésitez pas à vous rendre aux urgences.

Ces signes (spasmes infantiles) apparaissent en moyenne autour du 6ème mois de la vie de l’enfant. Elles sont souvent associées au syndrome de West.

Il est possible que l’épilepsie se manifeste également sous d’autres formes, ou plus tard, au moment de l’adolescence et ou de l’âge adulte. Elle s’exprime alors sous forme d’absences, de crises partielles simples ou complexes, de crises généralisées.

L’épilepsie de la Sclérose Tubéreuse est associée à l’apparition de tubers (d’où le nom de la maladie) qui sont de petites tumeurs bénignes.

Tubers Corticaux dans la STB (Source irm-resonance.com)

Nous répétons que la survenue de spasmes chez l’enfant dès la première année n’est pas anodine, même si ce n’est pas toujours impressionnant; ces spasmes doivent être pris en charge et traités immédiatement.

Des retards mentaux, des troubles autistiques (autisme) ou des troubles du comportement peuvent apparaître chez l’enfant ou l’adolescent atteint par la Sclérose Tubéreuse. L’épilepsie y contribue directement et il est important de la contrôler au mieux sous ses différentes formes.
 
Au niveau cérébral, des nodules sous-épendymaires se développent parfois et évoluent en cellules géantes, dits Astrocytomes (ou SEGA). Ces derniers peuvent bloquer la circulation de liquide céphalo-rachidien dans le cerveau et conduire à une hydrocéphalie. Un suivi par un neurologue hospitalier et la pratique d’IRM régulières est alors indispensable. N’hésitez pas à prendre un deuxième avis médical spécialisé si vous n’obtenez pas des réponses claires à vos questions. Si nécessaire, les nodules cérébraux peuvent être retirés par neurochirurgie, dans des centres très spécialisés, car cette intervention est délicate.
 
Les signes cutanés
 
Au niveau dermatologique, des tâches cutanées acromyques sont visibles dès le plus jeune âge. A l’adolescence, des Angiofibromes apparaissent sur la face. Selon les individus, ils sont plus ou moins marqués et s’accompagnent parfois de tâches frontales (peau de chagrin) ou de tâches présentes dans le bas du dos. Les problèmes dermatologiques liés à la Sclérose Tubéreuse sont très fréquents à l’âge adulte et concernent la grande majorité des patients.
 
Les manifestations cardiaques, rénales et pulmonaires
 
En ante-natal ou en post natal, peuvent apparaître des symptômes cardiaques en raison de Rhabdomyomes (tumeurs cardiaques bénignes). Ils se résorbent spontanément au bout de quelques années. Une simple échographie permet un dépistage précoce. L’insuffisance cardiaque due aux Rhabdomyomes présente un risque pour le fœtus ou le nouveau-né, mais demeure rarement un problème par la suite.
 
Au niveau des reins, des AngioMyoLipomes (AML) se développent généralement à partir de l’adolescence. Ils nécessitent alors un suivi régulier, car ils présentent des degrés de dangerosité très variables. L’objectif est de mesurer leur taille et leur évolution afin de surveiller et préserver la fonction rénale. Ils sont plus fréquents chez les filles que les garçons.
 
Les jeunes femmes adultes sont parfois touchées par des troubles pulmonaires. La Lymphangio Leiomyo Matosis (LAM) pulmonaire est particulièrement surveillée dans le cas de patients féminins ayant des AML à l’âge adulte. Il est probable que les LAM soient initiées ou renforcées par la production d’estrogènes ou par la migration de cellules TSC depuis d’autres organes.
 
Autres symptômes moins fréquents 
 
Des hamartomes rétiniens sont présents dans 20 à 30% des cas. Ils demandent un suivi ophtalmologique régulier. Toutefois, la grande majorité de ces hamartomes sont stables dans le temps d’après une étude scientifique publiée à ce sujet.  
 
Des cas, peu fréquents, d’hypothyroïdisme ont également été rapporté par la littérature scientifique (adénomes sur la glande thyroïde). Dans le cas d’une puberté précoce ou de retard de croissance, liés ou non à la STB, une consultation en endocrinologie est fortement recommandée. 
 
Enfin, des hamartomes hépatiques ou pancréatiques peuvent être constatés plus tard dans l’existence d’un patient STB. 
 

 Tableau: Taux d’expression des manifestations de la Sclérose Tubéreuse de Bourneville en fonction de l’âge

Symptômes Sclérose Tubéreuse de Bourneville

Symptômes Sclérose Tubéreuse de Bourneville

 

Manifestations dermatologiques

Les affections dermatologiques dans la Sclérose Tubéreuse de Bourneville sont nombreuses et caractéristiques de la maladie. Elles concernent à un moment ou à un autre de la vie la quasi-totalité des malades. Sauf dans des cas particuliers, ces affections ne sont pas dangereuses, mais elles sont souvent disgracieuses et inesthétiques et  peuvent ainsi gêner le malade.

1- Les angiofibromes de la face sont une affection fréquente chez les personnes atteintes par la STB car ils concernent 90% des malades à l’âge adulte. Ces affections de la peau apparaissent dès l’âge de 2 ou 3 ans. Il s’agit de petites tuméfactions de couleur rougeâtre qui sont dues à la production erratique de micro-vaisseaux ou de fibres cutanés au niveau du visage (d’où le nom d’angio-fibrome). Ces lésions peuvent être réduites ou éliminées par le laser mais elles réapparaissent au bout de quelques mois. Ces traitements sont pratiqués dans des centres médicaux spécialisés.

Angiofibromes

Angiofibromes / Hamartomes Sclérose Tubéreuse de Bourneville

Source: Clinique Dermatologique – CHU de Nantes

Une publication récente dans la revue ‘Harvard School of Medecine’ recommande de limiter l’exposition solaire, d’évidence en particulier en été. Elle est susceptible de favoriser la proliférations des lésions cutanées et leur intensité.

2-  Les taches achromiques (de couleur blanche) sont également très fréquentes chez les personnes atteintes et ce dès les premiers mois de la vie.  Elles se situent sur l’ensemble du corps (les membres, le dos, le ventre…), parfois de manière discrète. Un examen à la lumière Wood (lumière ultra-violette) réalisé par un dermatologue  permet de mieux les localiser.

3- Les plaques « peau de chagrin » sont présentes chez 30 % des malades. Elles surviennent généralement durant l’enfance et sont principalement situées dans le bas du dos. Par endroit, la peau semble un peu épaissie et décolorée.

4- La plaque fibreuse au niveau du front est moins fréquente mais très caractéristique de la Sclérose Tubéreuse. Il s’agit d’une texture de peau plus épaisse, souvent non uniforme et de couleur rouge brunâtre.

5- Les fibro-kératomes unguéaux (ou encore appelés tumeurs de Koenig) apparaissent généralement à l’âge adulte et touchent un individu sur deux. Il s’agit d’excroissances de chair bénignes qui apparaissent sur le bord de l’ongle de la main ou du pied. Ils peuvent être plus ou moins volumineux et parfois douloureux lorsqu’ils sont en contact. Des interventions mineures permettent de les réduire ou les éliminer. 

D’autres manifestations de type dermatologique peuvent également être présentes dans la STB. Dans le domaine dentaire, la présence des puits dentaires au niveau de l’émail sont présents chez de nombreux patients et un suivi régulier chez un dentiste est recommandé. Au niveau capillaire, une alopécie (défaut capilaire) ou une poliose (décoloration capillaire) peuvent être constatés dans certains cas, mais sont plus rares.    

Traitements et recherche médicale

Quels médicaments pour cette maladie ?

Il n’existe pas à ce jour de médicament qui permette de guérir de la Sclérose Tubéreuse. En revanche, des avancées thérapeutiques notables sont disponibles afin de diminuer les symptômes de la maladie. Par exemple, le Vigabatrin (Sabril) a prouvé son efficacité dans le traitement des spasmes infantiles.

Nous insistons sur la nécessité de se rapprocher au plus tôt d’une équipe médicale hospitalière spécialisée pour obtenir le meilleur traitement possible, selon les symptômes connus. Il est impératif de traiter très tôt les troubles liés à cette maladie, notamment d’ordre neurologique, pour réserver au patient le meilleur développement cognitif possible.

Parcours de soins

En cas de diagnostic d’une Sclérose Tubéreuse, les familles doivent suivre un parcours de soins, auquel elles ont droit:

  • consulter dans un centre expert au plus vite  (par exemple, le centre de référence Epilepsies Rares et de la Sclérose Tubéreuse de Bourneville); une maladie rare est par définition peu ou pas connue des médecins de ville;
  • le centre expert se met ensuite en relation avec le médecin traitant et/ou le spécialiste local;
  • il existe des protocoles de suivi différents selon l’âge du malade et les manifestations de la maladie;
  • en dehors du protocole de suivi prévu, devant l’apparition de signe anormal et/ou de résistance au traitement, les médecins locaux doivent ré-adresser les patients dans le centre de référence; les familles peuvent également s’adresser directement au centre expert;
  • à chaque visite dans le centre expert, les médecins locaux sont informés; ces médecins locaux ont pour but de renouveler le traitement, de vérifier l’absence d’apparition d’effets secondaires et d’assurer le suivi normal de la maladie;

Nous vous recommandons de suivre ce parcours de soins afin d’éviter tout retard de diagnostic ou de prise en charge de la maladie par un traitement inadapté qui engendrerait des séquelles probables. Dans tous les cas, dès l’apparition des nouveaux symptômes, n’hésitez pas à prévenir votre médecin traitant dès que possible et, au besoin, vous rendre aux urgences du centre experts.

Une base de données européenne, TOSCA, est en cours d’élaboration pour regrouper les informations médicales relatives à plus de 2,000 patients en Europe, présents dans 250 centres et dans 30 pays.

Une Conférence Internationale de Consensus, à laquelle ont assisté 79 spécialistes de 14 pays, s’est tenue en 2012. Ces experts ont émis des recommandations et présenté des lignes directrices relatives au suivi médical des patients atteint de STB (vous pouvez y avoir accès en cliquant ici). Ces recommandations concernent les patients tout au long de leur existence, de l’enfance à l’âge adulte.

Quel suivi pour cette maladie ?

Le premier bilan indicatif à effectuer dans le cas d’une sclérose tubéreuse est le suivant:

  • électroencéphalogramme (EEG) s’il y a notion de crises d’épilepsie
  • imagerie cérébrale (l’IRM permet de mieux déterminer le nombre de lésions et la présence de nodules sous-épendymaires)
  • échographie rénale
  • électrocardiogramme et, s’il met en évidence des troubles du rythme, une échographie cardiaque
  • examen ophtalmologique avec un fond d’œil à la recherche de phacome rétinien
  • test neuro-développemental pour évaluer les fonctions cognitives
  • examen clinique complet notamment une observation cutanée méticuleuse

 

Un Carnet de Santé « Sclérose Tubéreuse de Bourneville » a été élaboré par l’Association française ASTB en partenariat avec des professionnels de la STB afin de proposer un suivi du malade tout au long de sa vie.

La mise en place d’un suivi médical régulier et pluridisciplinaire est nécessaire lorsque l’on est atteint d’une Sclérose Tubéreuse, en particulier, un suivi neurologique et néphrologique. A partir de l’adolescence, un neuropsychiatre peut également être d’un grand soutien afin de soulager les familles dans le cas de troubles du comportement (routines, agressivité, dépression…).

Où en est la Recherche Médicale pour cette maladie ?

Ces dernières années, la recherche médicale consacrée à la STB s’est développée dans plusieurs spécialités. Elle a permis de nouvelles avancées en vue d’une meilleure compréhension et prise en charge de la Sclérose Tubéreuse de Bourneville.

Les principales avancées concernant la maladie sont relativement récentes :

– Les gènes responsables de la maladie (STB 1 et STB2) ont été découverts dans les années 90.

– Le Vigabatrin (Sabril), mis au point dans les années 1990, permet de lutter contre les spasmes infantiles.

– La Rapamycine, développée dans les indications de la STB depuis une dizaine d’années seulement.

– Depuis 2005, plusieurs études précliniques et cliniques ont été conduites avec des équivalents de la rapamycine. La rapamycine est une molécule isolée par une équipe de chercheurs canadiens à partir d’une bactérie filamenteuse, Streptomyces hygroscopicus, provenant du sol de l’île de Pâques. Elle est connue depuis les années 80 pour être un puissant immunosuppresseur, utilisé dans le traitement de certains cancers.

Dans le cadre de la STB, des études cliniques ont été conduites en 2012 sur l’utilisation des analogues de la rapamycine. Leur mise sur le marché a été approuvée aux Etats-Unis et en Europe, dans des indications précises (SEGA sans possibilité de résection chirurgicale, angiomyolipomes de taille importante, épilepsie réfractaire…). Les résultats de ces études cliniques semblent encourageants mais demandent à être confirmés ; en particulier deux points sont sujets à polémique : la tolérance de ces molécules sur le long terme et la nécessité d’une meilleure définition des bénéfices par rapport aux risques pris et aux effets secondaires. N’hésitez pas à en parler avec vos médecins traitants pour des informations plus détaillées.

En Avril 2016, les résultats cliniques sur l’utilisation de la Rapamycine (Everolimus) ont été publiés. Cette étude (davantage d’information ici), conduite aux Etats-Unis, a montré des résultats significatifs dans la diminution des crises d’épilepsie liées à la STB, la Rapamycine s’adressant aux causes mêmes de l’épilepsie. Toutefois, le traitement reste cher (40.000 euros / an et par patient) et son utilisation est encore peut répandue en France.

Si vous souhaitez connaître la liste des essais cliniques en cours ou des traitements à l’essai (liste non-exhaustive) dans le cadre de la Sclérose Tubéreuse, consultez le site www.clinicaltrials.org et tapez « Tuberous Sclerosis » dans le cadre de requête.

Si vous souhaitez des informations sur les publications scientifiques relatives à la Sclérose Tubéreuse, consultez en ligne le site de la bibliothèque américaine de médecine PubMed en tapant « Tuberous Sclerosis » dans le cadre de requête.

Chaque année, un congrès médical spécifique à la Sclérose Tubéreuse de Bourneville est organisé aux Etats-Unis ou en Europe. Une journée mondiale a lieu désormais tous les 15 mai, le « Global Awareness Day », pour faire connaître la maladie et ainsi faire avancer les recherches pour lutter contre la Sclérose Tubéreuse.

Des initiatives françaises ou européennes ont vu le jour récemment, comme le projet EPISTOP, pour mieux comprendre les mécanismes de l’épilepsie de la STB, ou le Registre RE-LAM-CE, élaboré par le centre de référence des maladies pulmonaires. Et bien d’autres…

Il est rassurant et prometteur de constater le nombre de projets de recherche relatifs à la STB est en constante augmentation (plus de 400 articles scientifiques ont été publiés sur la STB en 2014 dans le monde !). Ces projets permettront dans le futur la mise au point de nouveaux traitements plus performants voire d’envisager des avancées importantes dans la lutte contre la maladie.

Génétique et prognostic

Notions de génétiques

La Sclérose Tubéreuse est une maladie autosomale (ou autosomique) dominante. Qu’est ce que cela veut dire ? Quels sont les modes de transmission de la maladie ?

Une maladie génétique est dite « autosomale » lorsque le gène muté se trouve sur un chromosome non sexuel (en l’occurrence le chromosome 9 ou 16 pour la STB1 ou STB2). La maladie touche donc autant les garçons que les filles. 

Nous avons tous des paires de chromosomes dans nos cellules et donc deux allèles (ou encore deux versions d’un même gène). Lorsqu’il suffit qu’un seul allèle soit affecté pour que la maladie s’exprime, l’allèle est alors « dominant »; ce qui est la cas pour la Sclérose tubéreuse qui est donc une maladie dite « autosomale dominante ». 

La Sclérose Tubéreuse peut: 

- soit être d’origine familiale (30% des cas environ) si l’un des parents est porteur

- soit résulter d’une néo-mutation (70% des cas environ) lorsque aucun des parents n’est atteint par la maladie.

1- Transmission familiale 

Un des deux parents est porteur et exprime la maladie. La maladie étant « autosomale dominante », il y a donc, selon les lois de la génétique, une chance sur deux pour que l’enfant soit malade de la Sclérose Tubéreuse de Bourneville si l’autre conjoint ne l’est pas.

Transmission familiale par mode autosomal dominant:

2- Transmission aléatoire ou néo-mutation

2a- Les parents ne présentent pas la maladie. Une mutation spontanée survient, de manière aléatoire et pour des raisons inconnues, dans l’ovule ou le spermatozoïde qui constitueront l’embryon. Il s’agit d’une mutation « de novo » ou de néo-mutation à proprement parler.

2b- Dans des cas moins fréquents et particuliers, il existe toutefois une situation qui est appelée la « mosaïque germinale ». Les parents ne présentent pas la maladie mais l’un des deux est porteur d’une anomalie génétique dans certaines de ses cellules reproductives (spermatozoïdes ou ovocytes). Ces anomalies ne sont pas décelables. Les testicules ou les ovaires présentent alors une population cellulaire double, certaines cellules étant porteuses de l’anomalie génétique alors que d’autres ne le sont pas: c’est ce qu’on appelle la « mosaïque germinale ».

Dans le cas d’un enfant atteint par la maladie lorsque les parents ne le sont pas, il est recommandé d’avoir recours à un conseil génétique pour le reste de la fratrie. Lorsqu’aucun parent n’est atteint et ne présente de symptôme, la probabilité d’avoir un deuxième enfant atteint par la maladie est faible, mais n’est pas nulle. Cette probabilité est estimée par la littérature scientifique à environ 2%. 

Diagnostic génétique de la Sclérose Tubéreuse

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Voies intra-cellulaires mTor 1 & 2- Sclérose Tubéreuse

Actuellement le diagnostic est clinique; il repose sur l’association d’au moins deux signes (cardiaques, cutanés, rénaux, cérébraux, etc.).

Il est recommandé de faire un diagnostic génétique en complément. Ce diagnostic génétique permet de préciser la voie métabolique atteinte de façon prédominante (cf schéma). Les études génétiques des sujets atteints de Sclérose Tubéreuse ont mis en évidence deux gènes à l’origine des troubles. Il s’agit de gènes suppresseurs de tumeurs: STB1 (chromosome 9) et STB2 (chromosome 16) codant respectivement pour l’hamartine et la tubérine avec des conséquences sur les voies mTORC1 et mTORC2.

Selon la littérature médicale récente, plus de 450 mutations pathogènes différentes sont connues pour la STB1 et plus de 1300 pour la STB2. Il n’existe donc pas que quelques mutations possibles et identifiées, mais bien une multitude.

Le diagnostic génétique a pour but de mieux organiser le parcours de soin adapté à l’enfant et de répondre plus précisément aux questions de type risque en cas de paternité ou maternité. 

Quel est le Prognostic pour un enfant atteint de la Sclérose Tubéreuse ?

Les atteintes étant extrêment variées, il est difficile d’établir un prognostic fiable et de prévoir le développement psychomoteur et social d’un enfant atteint par la Sclérose Tubéreuse de Bourneville. Le pronostic pour les personnes ayant une STB dépend de la sévérité des symptômes, qui vont de légères anomalies de la peau à divers degrés de troubles de l’apprentissage, à de l’épilepsie ou à une insuffisance rénale. Par ailleurs, au sein d’une même famille, chaque individu peut être atteint différemment par la maladie. 

Les personnes ayant des symptômes bénins auront une vie normale ou quasi-normale, tandis que les individus atteints de la forme plus sévère peut avoir de graves handicaps. Toutefois, avec des soins médicaux appropriés, la plupart des personnes atteintes de STB peuvent prétendre à une espérance de vie normale.

Une étude clinique portant sur 30 patients STB a affirmé que «… plus le début des crises d’épilepsie se produisait tôt, plus les retards mentaux risquaient d’être importants».

L’identification des mutations de type STB 1 (gène muté sur le chromosome 9) est sensiblement plus fréquente dans les cas familiaux que dans les cas sporadiques. Les mutations STB1 sont identifiées dans seulement 20% à 30% des patients.

La fréquence des mutations de type STB2 (gène muté sur le chromosome 16) est donc plus élevée que celle des mutations de type STB1. Des mutations de type STB2 sont aussi associées à une maladie plus sévère par rapport au type STB1.

Les mutations de type STB2 sont aussi susceptibles de provoquer de plus grandes délétions génomiques.  Aussi, les patients atteints d’anomalies génétiques STB2 sont ils susceptibles d’avoir davantage de symptômes sévères (plus grand nombre de tubers corticaux, épilepsie plus sévère, troubles autistiques, angiomyolipomes….).

Il est fort probable que les patients avec une mutation de type STB2 aient des atteintes rénales plus importantes étant donné la localisation du gène défectueux proche de celui de la polykystose rénale. 

Puis je avoir des enfants si je suis atteint de la Sclérose Tubéreuse ?

Il est évidemment possible d’avoir des enfants lorsque l’on est atteint de la Sclérose Tubéreuse de Bourneville. Toutefois, il faut savoir, que selon les lois de génétique, il existe une chance sur 2 pour que votre enfant soit atteint si votre conjoint ne l’est pas.

Pour les femmes atteintes de STB, il est toujours souhaitable que la grossesse soit anticipée pour la préparer au mieux et éviter certaines complications.

Prises en charge

Prise en charge de la STB sur le plan médical 

La Sclérose Tubéreuse de Bourneville est classifiée en Affection Longue Durée (ALD) en France et les patients atteints bénéficient d’une prise en charge à 100% de leurs soins directement liés à la STB.

Prise en charge de la STB sur le plan administratif

Une aide financière est consentie par les autorités publiques pour compenser les dépenses liées au handicap (scolarisation, emploi d’une personne, équipement spécifique…). Il existe notamment l’AEEH (Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé par exemple) ou l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés).

Pour obtenir cette prise en charge, il convient de s’adresser à son médecin traitant et à la MDPH de son département (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Des informations vous sont données sur le site de la MDPH et vous pouvez localiser l’antenne la plus proche de chez vous en cliquant ici.

Certaines mairies proposent également des aides financières ou au logement pour les personnes handicapées ou  les parents d’enfant handicapé. Il est donc utile de contacter le service social de votre mairie.

Protection juridique et patrimoniale du patient STB

En cas de handicap, le patient atteint de STB a besoin d’une protection adaptée en tant qu’individu vulnérable. Le mandat de protection future permet d’organiser avec souplesse sa protection (assistance au quotidien ou gestion de son patrimoine).

Sur le plan patrimonial, des solutions spécifiques au handicap existent, assorties d’avantages fiscaux. Nous vous recommandons de prendre contact avec des spécialistes afin de mettre en place une stratégie qui permettra d’assurer l’avenir financier de votre enfant (constitution d’un capital, génération de revenus réguliers, transmission de patrimoine…).

Il est fortement recommandé de se renseigner auprès de personnes ou d’organismes compétents et d’anticiper les situations où la personne vulnérable pourrait se retrouver seule. A titre d’exemple, vous pouvez consulter le site www.handipat.net pour des informations ou des conseils sur cette question.

Centres de Référence STB

Il existe en France un Centre de référence des épilepsies rares et de la Sclérose Tubéreuse de Bourneville (« Créer » – Coordonnateur : Dr Rima Nabbout – Hôpital Necker Enfants Malades – 75015 Paris) avec de multiples relais à France.

Afficher Centre de Référence Sclérose Tubéreuse Bourneville sur une carte plus grande

 

Service de neurométabolisme Hopital Necker – Enfants Malades 149 Rue de Sèvres 75743 PARIS CEDEX 15 Tel : 33 (0)1 44 49 48 54  

Service de neurologie Unité d’épileptologie CHU Hôpital Pitié-Salpêtrière 47-83 Boulevard de l’Hôpital 75651 PARIS CEDEX 13 Tel : 33 (0)1 42 16 18 11  

Département Tête-Cou Service de neurologie INSERM UMR 7191 CHU Hôpital Civil 1 Place de l’Hôpital BP 426 67091 STRASBOURG CEDEX ALSACE Tel : 33 (0)3 88 11 64 25  

Service pédiatrie 1 CHU Hôpital de Hautepierre Avenue Molière 67098 STRASBOURG CEDEX ALSACE Tel : 33 (0)3 88 12 83 98

 Service de pédiatrie A, Unité de neurologie Pédiatrique CHU American Memorial Hospital 49 Rue Cognacq Jay 51092 REIMS CEDEX CHAMPAGNE-ARDENNE Tel : 33 (0)3 26 78 78 99  

Service de neurologie CHRU de Reims – Hôpital Maison Blanche 45 Rue Cognacq-Jay 51092 REIMS CEDEX CHAMPAGNE-ARDENNE Tel : 33 (0)3 26 78 71 35  

Service de Neuropédiatrie Pôle Enfant CHUR Hôpital Roger Salengro Rue du Pr. Emile Laine 59037 LILLE CEDEX NORD-PAS DE CALAIS Tel : 33 (0)3 20 44 40 57  

Service de neurologie pédiatrique CHU Lyon – Hôpital Femme Mère Enfant 59 Boulevard Pinel 69677 BRON Cedex RHONE-ALPES Tel : 33 (0)4 27 85 53 77  

Service de génétique clinique chromosomique et moléculaire Pôle de biologie CHU Saint-Etienne – Hôpital Nord Avenue Albert Raimond, St Priest-en-Jarez 42055 SAINT-ETIENNE CEDEX 2 RHONE-ALPES Tel : 33 (0)4 77 82 81 16  

Service de neurologie fonctionnelle et epileptologie Hôpital Neurologique et Neurochirurgical Pierre Wertheimer 59 boulevard Pinel 69677 BRON CEDEX RHONE-ALPES Tel : 33 (0)4 72 35 70 44  

Service de neurologie Groupe hospitalier Sud Réunion BP 350 97448 SAINT-PIERRE – LA REUNION CEDEX OUTRE-MER Tel : 33 (0)2 62 35 9445  

Service de neurologie CHU de Bordeaux – Hôpital Pellegrin Place Amélie Raba Léon 33076 BORDEAUX CEDEX AQUITAINE Tel : 33 (0)5 56 79 56 41  

Service de médecine de l’enfant et de l’adolescent CHU de Rennes – Hôpital Sud 16 Boulevard de Bulgarie BP 90347 35203 RENNES CEDEX 2BRETAGNE Tel : 33 (0)2 99 26 71 62  

Service de neuropédiatrie CHRU de Clocheville 49 Boulevard Béranger 37044 TOURS CEDEX 9 CENTRE Tel : 33 (0)2 47 47 82 00  

Service de neuropédiatrie CHU Hôpital Gui de Chauliac 80 Avenue Augustin Fliche 34295 MONTPELLIER CEDEX 5 LANGUEDOC-ROUSSILLON Tel : 33 (0)4 67 33 01 82  

Service de neuropédiatrie Pédiatrie-Neurologie, Infectiologie CHU Hôpital des enfants 330 Avenue de Grande Bretagne TSA 70034 31059 TOULOUSE CEDEX 9 Tel : 33 (0)5 34 55 85 75  

Service de pédiatrie CHU de Pointe à Pitre Morne Chauvel 97110 POINTE À PITRE OUTRE-MER Tel : 33 (0)5 90 89 14 80  

Unité de neuropédiatrie CHU d’Angers 4 rue Larrey 49933 ANGERS Cedex 9 PAYS DE LOIRE Tel : 33 (0)2 41 35 44 45  

Service de neurophysiologie clinique CHU de Marseille – Hôpital de la Timone 264 rue Saint-Pierre 13385 MARSEILLE CEDEX 5 PROVENCE ALPES COTE D’AZUR Tel: 33 (0)4 91 38 49 90

Histoire de la Maladie

La Sclérose Tubéreuse est apparue au corps médical au début du 19ème siècle en raison des lésions cutanées présentes sur le visage. En 1862, un cas plus complet a été présenté par le docteur Von Reckinghausen qui a identifié des tumeurs cardiaques et cérébrales chez un nouveau-né décédé rapidement. Cependant, c’est le médecin français Désiré Magloire Bourneville qui a le premier caractérisé la maladie en 1880. L’appellation éponyme de «Sclérose Tubéreuse de Bourneville» a donc été attribuée à la maladie.  

Sclérose Tubéreuse de Bourneville

Désiré Magloire Bourneville

« Médecin, libre penseur, député, militant républicain : la carrière et la vie de Bourneville sont une synthèse exemplaire des liens qui unissent la médecine, la politique et la société dans la France de la deuxième moitié du XIXe siècle… L’itinéraire de Bourneville passe par l’évocation de l’institution médicale de l’époque. Car la grande affaire de sa vie, c’est bien la laïcisation des Hôpitaux de Paris et la création d’écoles d’infirmières laïques. Bourneville, le bienfaiteur des arriérés mentaux, le neurologue… Sa contribution est immense ». De Bourneville à la Slérose Tubéreuse – J. Signoret / J. Poirier – Ed. Flammarion.

En 1908, le neurologue Vogt a établi un diagnostic plus complet à partir d’un plus grand nombre de symptômes : épilepsie, retard mental, angiofibromes de la face…

Les symptômes causés par cette maladie ont été régulièrement dénombrés et ajoutés au diagnostic clinique. Cette maladie, telle que nous la connaissons aujourd’hui, a été décrite par le docteur Gomez en 1979. L’invention des Ultra-Sons, du CT scan et de l’IRM a permis aux médecins d’examiner les organes internes de patients en vie et ont ainsi grandement amélioré leur capacité de diagnostic.

Deux locus génétiques sont associés à la Sclérose Tubéreuse, TSC 1 et TSC 2, découverts respectivement en 1997 et en 1992. Ce qui tout à fait récent. Ceci a permis la mise en place d’un test diagnostic. Les protéines associées avec le TSC 1 ou le TSC 2, hamartine et tubérine, fonctionnent comme un ensemble complexe au sein de la voie cellulaire mTOR. L’importance de cette voie cellulaire, notamment dans les thérapies du cancer, a favorisé la recherche médicale consacrée à la Sclérose Tubéreuse.

En 1990, le Vigabatrin a obtenu une autorisation de mise sur le marché dans le traitement des spasmes infantiles et s’est imposé comme un traitement de premier choix. En 2005, sont apparus des traitements à la rapamicyne qui ont démontré une réduction des tumeurs dans des modèles animaux. D’autres traitements sont en cours de développement.

La compréhension de cette maladie complexe est relativement récente et remonte seulement à une vingtaine d’années. Des avancées thérapeutiques récentes et notoires ont vu le jour. Des grands laboratoires pharmaceutiques se sont impliqués dans l’identification de nouvelles thérapies, actuellement en cours de mise au point, même s’il n’existe pas encore de traitements pour guérir de la maladie.

Des associations de patients sont présentes dans de nombreux pays. Un centre de référence pour la Sclérose Tubéreuse a été créé en France en 2007. Si cette maladie est encore relativement peu connue du corps médical ou du grand public, ces structures ont permis de faire entendre la voix des patients et de contribuer à l’efficacité de leur prise en charge.